lundi 14 mai 2012
Lille.
Jeudi et vendredi, Babylove et moi étions en vadrouille à Lille donc. Lui pour le travail, moi pour visiter. La météo (très bitchy) n'était pas de mon côté. Jeudi il faisait 24°C et il pleuvait, ambiance mousson et cocotiers! J'avais révisé mon plan pluie lillois, et l'après-midi, sur les "conseils" d'une twitteuse tricoteuse, je suis allée à la lainière de Wazemmes, située rue Jules Guesde.
Comment t'expliquer. Je tricote finalement assez peu, pas très vite, ni très bien. Je n'ai personne pour m'aider et m'expliquer alors je prends peu de risque. Je ne m'y connais pas bien, je prends des laines en fonction de la taille des aiguilles, puis de la matière, ensuite éventuellement je me demande ce que je vais en faire... Tout le contraire, je sais.
Et pourtant, quand je suis entrée dans la boutique, j'y ai vu une caverne d'Ali baba... un bric à brac miraculeusement bien rangé, bien trié, bien expliqué. Rangées dans des cartons et des boites à chaussures parfois, des millers de pelotes. Au téléphone, la gérante passe commande "1kg de ceci, 2kg de cela..!" Par exemple, des pelotes en coton parfumées à la lavande, mais comme je ne savais pas à quoi elles allaient me servir à moi je les ai laissées toutes seules là-bas, et je regrette déjà.
J'y suis allée en connaissance de cause, j'avais une liste avec des modèles précis, des tailles d'aiguilles précises, bref de vrais modèles quoi. Et là, la pancarte en carton qui t'indique 1€ l'pelote m'a fait rêver. J'ai été renseignée par un homme, fils de la gérante, qui bosse là-bas. Mon héros. Je lui ai donné ma liste, et il m'a promenée dans les allées pour me mettre face aux pelotes, et je n'avais plus qu'à choisir les matières et les coloris. Parfait.
On y trouve du coton à crocheter, de la laine, de l'alpaga, du chameau, du pilou, de l'éponge, de la laine-soie, de la laine écolo, cachemire, mohair, agneau, mérinos, du chiné, lin, bambou, du lurex, des machins poilus de chez poilus, de la polaire, y'en avait même avec des pompoms.. à la lavande. Tout tout tout!
Frileuse, je n'ai pris que de quoi faire un pull de bébé, soit 4 pelotes, soit 4€. Le lendemain, il fallait y retourner, cette fois avec Babylove qui a tripoté toutes les pelotes et posé mille questions au vendeur. Cette fois, razzia.
J'en suis ressortie avec un lot de 5 paires d'aiguilles en bambou à 15€, une vingtaine d'pelotes, de quoi tricoter pour les bébés à venir, mais rien pour moi! Mince, obligée d'y retourner..
Autant vous dire que mon porte-feuille est resté bien au chaud à La Droguerie de Lille et face aux nombreuses (très!) merceries. La Droguerie vide, je n'avais jamais vu, merci la province! Je me suis rendu compte des prix ahurissants de Paris (près de 60cts d'écart pour 1m de biais en Liberty), ça m'a vaccinée pour un moment.
Si vous avez l'occasion d'y faire un tour, apparemment il faut éviter d'y aller le samedi, n'hésitez surtout pas!
dimanche 13 mai 2012
Easy Jupette.
Deux jupes d'été si un jour il revient, l'une en fleurettes taboulé de chez Toto (pour ma mère (j'ai pris la photo avec l'iPhone, donc on ne voit rien..),
et l'autre, prise en photo dans mon chez moi, en Liberty Phoebe jaune, pour moi.
J'ai amélioré la technique, trois coutures et c'est fini! Si ça vous tente, je vous lâche un petit How to ?
D13 - Sirop de grenadine <3

Sirop, oui! mais de grenadine!
Encore aujourd'hui, c'est mon sirop préféré, qui sent l'été, le soleil, les vacances.. mon cocktail de terrasse et puis la couleur, hein.
Les vacances justement, parlons-en. On part une semaine au soleil de la Sardaigne et pour chouchouter ma chevelure, je ne me sépare pas de mes barettes, pinces, autres élastiques et bijoux de cheveux. Ils ont maintenant leur pochette grenadine en jersey (ici, insère un gros juron associé à couture, à jersey, à coudre du jersey même aussi petit), avec un lien pour accrocher les pinces et les barettes. Trop girly la meuf.
Allez je te montre l'intérieur (on ne voit rien, je te l'accorde, fais marcher ton imagination):

Pour les copines, c'est par ici!
(Vieux tee-shirt Tara Jarmon que j'adorais d'amour, mini lien Liberty Eloïse rose, fermeture Toto)
samedi 12 mai 2012
De l'échec cuisant de l'indispensable range-cotons de voyage.
Force est de constater que le monde n'est pas prêt à vivre en concubinage avec un range-cotons de voyage, tout aussi imperméable qu'il soit. La faute à la doublure intérieure.
Cousettes débiles 1 - 0 Marmoute.
Je n'ai pas dit mon dernier mot! Je suis en train de ne jamais finir mon range-tricot, à croire qu'assembler des ronds et des rectangles ensemble c'est le must niveau couture. Enfin mon must à moi quoi. Bref. D'ici là j'aurais peut-être percé le mystère et offert un capuche à mes cotons.
mercredi 9 mai 2012
Monk, sors de ce corps!
Dans la vie de Marmoute, il y a des petits tracas quotidiens qui empoisonnent la vie. Par exemple, Marmoute se démaquille le soir (et assassine entre trois et quatre disques de coton. Deux pour le visage, histoire de bien nettoyer et un par oeil) et le matin elle rince la crème anti-rides-de-nuit avec une solution micellaire (et assassine un seul disque de coton). J'ai donc un pot à coton, jusque là rien de bien méchant.
Mais en vacances (sauf l'été, l'été je suis hâlée et pas maquillée ou très très peu)... Babylove m'interdit d'emporter mon pot à coton, soi-disant ça prend de la place, on s'en fout gna gna gna, "pour un week-end tu peux bien faire l'impasse". Non. Sans maquillage, j'ai droit à "Ouh t'as mauvaise mine, t'as l'air fatiguée, t'es malade? Ca va pas, tu veux parler, tu te sens bien, rentre chez toi?! On dirait que t'as quinze ans, t'as l'air crevée". Même si j'ai dormi neuf heures, même si je pète la forme, j'ai la tête d'un cadavre pâle, plein de cernes, presque jaunissant par endroits, bref je suis pas belle à voir! Si je pouvais, je ne me maquillerais pas. Donc j'emporte mon paquet-plastique de cotons.
Autant te dire qu'ouvrir mille fois par jour le plastique autour des disques de coton fini en bouillie de plastique, j'arrache le lien, tout se barre dans le sac, y'a du sable qui vient dedans, peut-être même des ARAIGNEES, j'ai les doigts mouillés qui attrapent le coton au fond du paquet, y'a tout qui se casse la gueule, ça peluche, c'est le drame. Cris, pleurs, paquet fichu, cotons qui finissent dans le paquet "démaquille tes pieds avec du dissolvant".
Un jour je réfléchirai sérieusement à me faire des lingettes en coton réutilisables, qui passent en machine, mais pour le moment l'idée de coudre deux mille petites lingettes me procure la même sensation formidable quand il faut déboucher le siphon de la douche.
En attendant, mes disques de coton sont bio (sale bobo!), je les achète par kilos en promo sur les Internet.
J'avais eu la brillante idée de couper le plastique en son milieu pour ne pas défoncer le paquet (l'intelligence en marche, c'est moi) mais ils se faisaient la malle dans le vanity, revenaient pleins de crème, de savon, de sable, d'araignées, de peste et de choléra. La peste, le choléra, le sable et les araignées, c'est pas bon pour la peau.
(Trop de suspense)

Mon côté Bree van De Kamp a pris possession de mon cerveau. J'ai donc cousu une housse à disques de cotons! TADAAA! Une petite hanse pour les emporter partout avec moi, c'est le porte-bébé-kangourou du coton. Dans le scénario de ma tête, le range coton était doublé et fermait avec un lien, mais le sort en a decidé autrement (assembler un rectangle et un rond = la mort). Du coup, pas de doublure qui ferme. La peste, le choléra, le sable et les araignées peuvent passer par dessus, et les cotons peuvent quand même sortir. En gros, c'est juste un sac. Mais imperméable. Ca sert à rien, je suis très vexée.
Voilà. Super Marmoute, tout ça pour ça. Babylove, la méchanceté incarnée, a demandé si c'était un range saucisson. On part à Lille demain (gros crash test de la pochette à coton, beaucoup de pression!) et il n'a rien dit sur le contenu de mon sac, et victoire pour Marmoute!
lundi 7 mai 2012
A mes enfants, mes petits-enfants, les arrières...
Je pourrais leur dire:
"J'y étais et c'était fou."
J'ai pleuré de joie, sauté dans le métro, attrapé ma Jud, courru à la Bastille. Ca sentait la fête de l'Huma, ça sentait la justice, la victoire et les merguez, la mauvaise bière et les bédos. Comme le 1er mai, mais cette fois, la gagne en nous.
On a crié, on a hué, on a acclamé, applaudi, chanté, sauté, dansé, été écrasées. On est rentrées, le sourire accroché aux lèvres pour les cinq prochaines annés à savoir que, grâce à nous, le monde ne sera pas meilleur, il sera plus juste. On a senti, au milieux des milliers fêtards, que la liberté, l'égalité, la fraternité et l'humanité auraient une vraie place et une vraie chance d'exister, enfin.

J'y étais, et c'était fou.









